RMLF ?
Encore un sigle... "Raconte Moi La Fac"

INTERCampus participe à la valorisation des filières universitaire, notamment auprès des collégiens. Il est primordial pour les étudiants de défendre un enseignement supérieur accessible à tous et pour cela, de présenter tous les rouages de l’université et les possibilités d’accès à cet enseignement.
Dans cet objectif, nous proposons aux établissements secondaires classés en zone d’éducation prioritaire de faire participer leurs élèves de troisième en phase de choisir leur orientation, à la journée « Raconte Moi la Fac » dont la présentation suit.
- Pourquoi les étudiants se mettent au service des collégiens ?
Le projet « Raconte Moi la Fac » résulte d’un constat et d’un sentiment ressenti par les étudiants : l’orientation scolaire est influencée par le contexte socio-économique familial et la répartition de la carte scolaire. Un enfant est souvent influencé par le milieu dans lequel il grandit. L’impact de son origine sociale pèse dans ses choix scolaire et dans ses désirs d’orientation.
A ces inégalités dues aux origines socioprofessionnelles s’ajoutent le problème du choix d’option et d’orientation dépendant des établissements. L’existence d’ « effets établissements » en matière d’orientation est démontré depuis les années 80 : il s’agit d’études portant sur l’orientation d’élèves strictement comparables scolairement et socialement. Dans une majorité d’établissements d’enseignement secondaires, les « effets d’établissements » s’expliquent par la composition sociale de leur public. En effet, un élève issu d’un milieu social dit « inférieur » placé dans un collège « chic » manifeste plus l’envie de poursuivre ses études qu’un élève de même condition sociale dans un collège moins bien « classé ».
La fréquentation de l’établissement scolaire pèse autant, voire plus, que l’origine sociale des parents dans la voie d’orientation choisie. En effet, les établissements scolaires sont un lieu où les élèves passent la majorité de leur journée. Le contact avec le milieu scolaire est déterminant dans leur choix futurs surtout pour les élèves de classe sociale dite « inférieure ». En effet, un enfant issu d’un quartier « populaires », en fréquentant un établissement scolaire y trouvera des perspectives d’avenir pour s’en sortir alors qu’un enfant issu d’une classe «supérieure » y verra un passage normal, sans plus d’importance.
Enfin, les étudiants tiennent à revenir sur les évènements qui ont embrasés les banlieues en novembre 2005. Ces derniers énoncent les problèmes qu’encourent ces zones sensibles dans lesquelles, parfois, se situent des établissements d’enseignement secondaire. De ces collèges de Zones d’Education Prioritaire, très peu d’élèves sont présents dans les facultés et grandes écoles.
- Le défi de raconter la fac à des collégiens de ZEP.
Les zones d’éducation prioritaire ont été créés en 1982 afin d’inciter le développement de projets d’éducation et dans le but de corriger les effets des inégalités sociales, économiques et culturelles en renforçant l’action éducative là où l’échec scolaire est le plus élevé. La réalité est telle que les collèges fréquentés par une population plus aisée sont plus efficaces, moins sélectifs et offrent un climat plus adapté pour l’apprentissage.
Dans ces collèges de Zone d’Education Prioritaire, selon une évaluation de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques, la discrimination positive, engendrée par l’Etat, « n’a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves ». Pourtant, les ZEP accueillent aujourd’hui près de deux millions d’élèves dont 550 000 collégiens. En 2004, ils représentaient 21,4% des effectifs des collèges publics. Même si des mesures ont été prises pour faire de l’éducation une vraie priorité, il semblait nécessaire aux étudiants de participer à cette valorisation de l’égalité des chances et de prendre en charge également cette « publicité » de l’enseignement supérieur.


